| L'eau et la santé publique |
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Depuis 1790, les communes étaient déjà chargées du maintien de la salubrité publique et, à ce titre, de l'alimentation en eau. A partir de 1902, toutes les communes de plus de 20 000 habitants doivent avoir un Bureau d'Hygiène. C'est également l'Assemblée Constituante qui avait créé le Comité National de Salubrité, avant que ne soient instaurés, en 1848, les Conseils de santé dans les départements, chargés de l'hygiène et de la santé publique du département... même si l'action de ces derniers demeura longtemps limitée. Toujours en faveur du développement de l'adduction et de l'évacuation des eaux, l'Etat décide au début du XXe siècle de prélever une partie des recettes du pari mutuel (futur PMU) pour les allouer au financement des équipements hydrauliques dans les communes disposant de faibles ressources. Ce système est toujours en vigueur puisque près de la moitié des ressources de l'actuel Fonds National de Développement des Adductions d'Eau (FNDAE) proviennent du PMU. La diffusion des théories hygiénistes dans la société française va de pair avec celle des idéaux républicains et la croyance en un progrès bénéfique à l'homme. A cette époque (la fin du XIXe siècle), les élites se veulent porteuses d'un nouvel ordre fondé sur le savoir scientifique et technologique, le tout dans un contexte d'urbanisation. Ces nouvelles croyances sont celles sur lesquelles la jeune République de 1870, va s'appuyer pour proposer son modèle social. A cet égard, le rôle des médecins et des instituteurs fut déterminant. Les médecins s'approprient très vite le discours de l'hygiène nouvelle, très novateur pour l'époque. Ils eurent une influence décisive en matière d'information, « d’hygiènisation » de la population, luttant en cela contre les anciennes croyances et les "remèdes de grand-mère" qui entravaient la diffusion de l'hygiène. Les instituteurs ont, quant à eux, favorisé l'éducation progressive des enfants en matière d'hygiène corporelle. Le saviez-vous ?
L'ensemble de ces avancées a permis l'essor d'une nouvelle ère dans le domaine de la santé publique, la distribution d’une eau saine mettant fin aux grandes vagues d'épidémies du XIXe siècle.
LES RECHERCHES DE PASTEUR
Pasteur, ses élèves et ses contemporains ont révélé le rôle des germes (microbes, virus...) dans la transmission des maladies infectieuses et contagieuses. Dès cette prise de conscience, les germes sont combattus, tant au niveau des traitements médicaux que dans le domaine de la prévention des maladies, où l'hygiène va occuper une place centrale. LES TRAVAUX DU BARON HAUSSMANN ET DE L'INGÉNIEUR BELGRAND
Dans la seconde moitié du XIXe, la France s’engage dans un grand défi : rendre accessible à l’ensemble de la population une eau saine, appliquer une approche rationnelle des eaux usées pour favoriser la salubrité publique Les techniques de filtration, puis de désinfection à l'ozone et au chlore permettent ainsi de proposer une eau sans risques sur la santé. Les travaux initiés par le Baron Haussmann et réalisés par l'ingénieur Belgrand dans la capitale s’attaquent aux réseaux de distribution et d'assainissement. Le saviez-vous ?
À quelles dates ont été créées les premières compagnies privées concessionnaires ?
À lire aussi : Les pratiques d'Hygiène, aujourd'hui L'hygiène repose sur la mise en place de tout un ensemble de conduites qui permettent, au quotidien, de mieux préserver sa santé. Nous sommes tous porteurs de nombreux micro-organismes, "résidents" habituels de notre peau, qui vivent en bonne entente avec notre corps. Accéder à l'article.
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